L'actualité de notre collectif

Lancement de la chaine YouTube Histoire populaire

 

Le collectif DAJA lance à partir du mois de mai 2021 un programme d'éducation populaire sur le WEB, animé par le président de notre association, l'historien Gérard Noiriel. Une fois par mois, il présente et commente un événement évoqué dans son histoire populaire de la France (Agone, 2018), au cours d'une émission de moins d'une heure filmée et mise en ligne sur notre site www.daja.fr et dans notre chaine YouTube.

 

Chaque séance est suivie d'une présentation d'ouvrages en rapport avec le sujet du jour, mais qui ont été ignorés par la critique médiatique.

 Présentation de la chaine Histoire populaire 

 1 épisode 30 mai 2021

Karl Marx, de la guerres des races à la lutte des classes. Hommage à la Commune de Paris

 

 

2 épisode 30 juin 2021

L'avènement de la République à la Réunion et la fin de l'esclavage.

Les documents pédagogiques liés au 2eme épisode

 

3 épisode 30 juillet 2021

Juillet 1720 La Peste à Marseille : Points communs et différence avec La Covid-19

Doc La peste

 4ème épisode

Eric Zemmour : du populaire au populisme / 30 août 2021

Doc de l'émission

En tournée la saison prochaine :

Toutes nos propositions permettent une rencontre ou un débat nourri par la thématique de la représentation :

 

 

Nos ancêtres les migrants

avec Gérard Noiriel et Martine Derrier.

 

Cette conférence reprend, sous une forme ludique et condensée, les analyses développées par Gérard Noiriel dans son livre sur l'histoire populaire de la France. Le but est de rappeler que les migrations ont été une dimension essentielle de notre histoire commune, un facteur fondamental dans le progrès des civilisations. La population française a été constamment renouvelée depuis l'Antiquité par l'arrivée de migrants. Ces nouveaux venus ont souvent été victimes de discriminations, mais ceux qui sont restés ont fini par se fondre dans le « creuset français». La conférence accorde aussi une place importante aux bouleversements qui se sont produits au XXe siècle en raison de la « nationalisation » des sociétés : le durcissement des frontières, les papiers d'identité, la montée des discours xénophobes et racistes ont rendu plus difficile la situation des migrants, comme le montre, hélas, notre actualité.

La conférence fait passer des connaissance de façon ludique avec des dialogues, du jeu, des marionnettes, des chansons, l'utilisation d'images d'archives.

 

 

 

La Rhétorique de la Haine

 

Cette nouvelle conférence gesticulée et théâtralisée aborde les discours de haine sous l'angle de la rhétorique (l'art de convaincre). Comment les entrepreneurs d'identité s'y prennent-ils pour faire croire à un vaste public que les propos complotistes ou apocalyptiques qu'ils martèlent sont des vérités ? Comment aider les élèves (et au-delà tous les citoyens) à mobiliser leur esprit critique pour résister à ces discours ? Telles sont les ambitions de ce nouveau spectacle.

En prenant comme point de départ, le mouvement complotiste QAnon, né aux Etats-Unis il y a quelques années, et qui dénonce la menace du satanisme sur la civilisation chrétienne, nous mettons en scène un personnage imaginaire qui réussit à s'imposer comme un polémiste célèbre en développant un discours de haine focalisé sur un ennemi imaginaire (le mouvement gothique). Le recours à la fiction permet de prendre du recul par rapport à l'actualité afin de focaliser l'attention du public sur les facteurs qui entrent en jeu dans la fabrication d'une croyance collective ; transformant ainsi une minorité en « problème » au détriment de toute argumentation rationnelle. Le spectacle est aussi une réflexion sur le métier d'historien et les problèmes auxquels il se heurte quand il veut combattre ces discours de haine en s'appuyant sur son savoir.

L'humour, la dérision, l'ironie sont mobilisés pour inciter le spectateur à réfléchir et à s'interroger sur lui-même.

 

 

Quand le peuple gronde, des ongles bleus aux gilets jaunes

 

La révolte des gilets jaunes a remis à l'ordre du jour la « question sociale ». C'est pourquoi nous avons décidé d'en faire l'objet de cette nouvelle conférence gesticulée et théâtralisée. Celle-ci débute par le soulèvements qui ont eu lieu en Flandre à la fin du Moyen Age, animés par ces artisans spécialisés dans la teinture des étoffes qu'on appelait les « ongles bleus ». On évoque ensuite les multiples révoltes paysannes (notamment celles des Croquants du sud ouest au XVIIe siècle) qui ont secoué la France jusqu'à la Révolution de 1789, en s'arrêtant un moment sur la révolte des esclaves à Saint-Domingue. On aborde ensuite la Commune de Paris, hommage rendu à la haute figure de Louise Michel, et au rôle des femmes dans les soulèvements populaires. Le spectacle évoque aussi le Front Populaire de 1936, les luttes de libération nationale en Indochine et en Algérie. Après un arrêt à la station « Mai 68 », le train des révoltés nous conduit jusqu'aux gilets jaunes de 2018.

 

Inspiré largement du livre de Gérard Noiriel, Une Histoire populaire de la France (Agone, 2018), le spectacle montre que les revendications que ceux-ci défendent aujourd'hui (lutte contre les injustices fiscales, combat pour la dignité et pour une conception de la citoyenneté qui ne dépossède pas le peuple de toute possibilité d'action) s'inscrivent dans la longue durée de notre histoire populaire.

Le spectacle alterne des jeux de rôle sous forme dialogués, des lectures de documents d'époque, des chansons populaires reprises en choeur.